Visuel Magritte La Trahison Des Images au Centre Pompidou
PARIS LA NUIT

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Magritte La Trahison Des Images au Centre Pompidou

Categorie Exposition
Auteur Flore Peduzzi
Date de publication 21/09/2016

C’est l’un des évènements phares de cette rentrée culturelle : Le Centre Pompidou présente Magritte. La trahison des images, du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017. 36 ans que le Centre Pompidou n’avait pas dédié une exposition à ce peintre surréaliste de génie, figure majeure de l’art du 20ème siècle.

Né en 1898 dans Le Hainaut en Belgique, René Magritte étudie à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles avant de débuter sa carrière dans l’atelier de Pierre-Louis Flouquet, qui lui fait connaître en 1919 le cubisme et le futurisme. Il côtoie quelques années plus tard le milieu dada et Marcel Lecomte, à qui il doit la découverte d’une reproduction de Giorgio De Chirico : Chant d’amour. Magritte en est profondément bouleversé, fasciné par cette esthétique du choc et de l’arbitraire, caractéristique de la beauté surréaliste. Il a 27 ans et ce tableau apparaît à ses yeux comme une révélation.

Il se rapproche alors de Paul Nougè, fondateur du surréalisme belge en 1926, puis il rejoint Paris l’année suivante, où il fréquente André Breton, Paul Éluard, Max Ernst et Salvador Dalí.

Au fil de ses rencontres, Magritte évolue entre les mots et les images, la poésie, la peinture, la philosophie. Contrairement à la plupart de ses amis surréalistes, il rejette la psychanalyse : pour lui l’art n’a pas besoin d’interprétations mais de commentaires, nul besoin de chercher dans son enfance pour comprendre ses oeuvres.

« L’art de peindre, tel que je le conçois représente des objets, de telle manière qu’ils résistent aux interprétations habituelles. » R.M.

Magritte dépouille les objets quotidiens de leur signification commune, ses images résistent aux interprétations ordinaires et pointent l’ambiguïté de la représentation dans l’art, image trompeuse du monde. De cette mise en cause philosophique de nos réprésentations, Magritte pose la question du sens.

visu Magritte 3

En 1966, il lit Les Mots et les choses de Michel Foucault et engage une correspondance avec l’auteur jusqu’à son décès en 1967. Suite à leurs échanges, Foucault publiera Ceci n’est pas une pipe, en 1973.

L’exposition s’articule autour de cinq axes, figures récurrentes du travail de l’artiste : les rideaux, les ombres, les flammes, les mots et les corps fractionnés.

On revisite par ces motifs récits et mythes fondateurs de l’histoire de la peinture, de l’allégorie de la caverne de Platon à l’idolâtrie du veau d’or.

La rétrospective proposée met en exergue l’intérêt du peintre pour la philosophie à travers une sélection exceptionnelle d’œuvres, emblématiques ou plus inédites, tableaux, dessins et documents d’archives issus des plus importantes collections publiques et privées de par le monde.

L’expo s’inscrit dans la lignée des précédentes monographies consacrées par le Centre Pompidou à Edward Munch, Matisse et Marcel Duchamp.

Nocturne jusqu’à 23h tous les jeudis soirs, et tous les lundis soirs à partir du lundi 3 octobre !

« Si j’avais écrit ceci est une pipe, j’aurai menti. » R.M.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Magritte. La trahison des images au Centre Pompidou, du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017.

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