Visuel Une expo virtuelle donne une leçon d’histoire de la musique électronique
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Une expo virtuelle donne une leçon d’histoire de la musique électronique

Categorie Exposition, News
Auteur La Redac'
Date de publication 25/10/2018

Avant l’EDM, David Guetta, les clubs berlinois et les raves en pleine campagne, il n’y avait rien. Même pas de musique électronique. Ce n’est qu’un peu avant les années 1950 que les prémices de ce qui donnera naissance à cet univers si particulier sont développées par un groupe de chercheurs en musique.

Si l’on ne doit retenir qu’un nom, tous les plus grands se mettront d’accord, c’est celui de Pierre Schaeffer. Manipulateur du son, il livre en 1948 son premier « Concert de bruits », traduction la plus manifeste de ce qu’on appelle la musique concrète. Trois ans plus tard, il rassemblera les quelques curieux et avant-gardistes de la musique électronique sous une seule enseigne : le Groupe de Recherches Musicales. Parmi eux : Bernard Parmegiani, Guy Reibel, François Bayle, Pierre Henry… Jusqu’à un certain Jean-Michel Jarre, bien des années plus tard.

Ça ne vous parle pas forcément. Et pourtant, c’est grâce à eux que vous criez « Allez là ! » en club, sautillant sur place à chaque drop du Dj. Le GRM engendrera l’inspiration de nombreux artistes et genres de la musique électronique. On pense notamment à Kraftwerk, groupe allemand des années 70, sans qui la musique techno née à Detroit n’aurait peut-être jamais connu la même histoire. Synthétiseurs, samplers, boîte à loops : tous ces instruments n’auraient jamais vu le jour sans l’invention du phonogène, du morphophone et autres inventions du GRM.

À partir des années 80, la musique électronique est conquise par l’humanité. Apparaissent alors les synthés fous de Gorgio Moroder, le disco de Cerrone, l’électro-funk. Et puis des mouvements plus alternatifs comme la new wave, le post-punk et la synth-pop, qui guideront des années plus tard Berlin et ses acteurs de la nuit dans des soirées sombres et transpirantes. Un Dj, aujourd’hui, ne doit donc pas sa réussite à sa seule dextérité et maîtrise de la musique. Le son, les machines, les effets… Tout son petit matériel d’animateur de soirée, il le doit à ces personnes-là.

Et si pour vous, tout cet article ressemblait plus à un parchemin antique chinois qu’à un morceau d’histoire de la musique, pas de panique. Il vous suffit d’aller sur le site du Musée SACEM, qui vient de mettre en ligne une exposition virtuelle dédiée aux musiques électroniques intitulée Des laboratoires aux dancefloors, de 1948 à nos jours. Un rappel pour les connaisseurs, une histoire pour les intéressés, une leçon pour les ignorants ; une belle balade sans avoir à bouger de son canapé.


Musiques électroniques, des laboratoires aux dancefloors

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