Dr. Lonnie Smith

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75010 Non noté
Evenement concert Jazz
Date Mercredi 18 avr 2018 De 21h00 à 23h30
Lieu Le New Morning Découvrir le lieu
Le New Morning
Paris 10e 7 rue des Petites Écuries
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  • Dr. Lonnie Smith

Le retour du maître de l'orgue soul-jazz !
Depuis qu'il a été reconnu par le magazine Downbeat comme « meilleur organiste » en 1969, Lonnie Smith est devenu une icône du jazz. Véritable virtuose de l'orgue Hammond, il s'est affirmé comme le meilleur joueur de cet instrument depuis les cinq dernières décennies avec un style imaginatif et unique, dont dérive son « doctorat » et que l'on retrouve dans une trentaine d'albums de styles très différents, comme par exemple le rhythm and blues, la musique soul et le jazz. Parmi ses plus célèbres albums, on peut citer « The George Benson Cookbook » (Columbia), « Alligator Bogaloo » (Blue Note, avec Lou Donaldson), « Finger Lickin' Good » (Columbia), « Think! », « Turning Point », « Move Your Hand » et « Drives » (Blue Note). Retour chez Blue Note: « Evolution" (2016) dernier album « All In My Mind » (2018).
Lonnie Smith, régulièrement acclamé en tant que « organiste de l'année » par la Jazz Journalist Association depuis 2003, a officiellement été déclaré en 2017 « maître du jazz » par la National Endowment for the Arts, la reconnaissance la plus prestigieuse que peut recevoir un musicien de jazz aux États-Unis.

Sa technique exceptionnelle et son souci d'être toujours à l'avant-garde l'ont amené à collaborer, en studio comme sur scène, avec les plus grands artistes du genre : Lee Morgan, Lou Donaldson, Dizzy Gillespie, George Benson, Randy Brecker, Blue Mitchell, King Curtis, David 'Fathead' Newman, Joe Lovano, Ron Carter, Grover Washington Jr.

Le retour de Lonnie Smith chez Blue Note après 46 ans d'absence répond parfaitement à l'objectif que s'est fixé Don Was depuis son arrivée à la tête du label : mettre à l'honneur aussi bien les étoiles montantes du jazz que les musiciens ayant écrit son histoire. « Dr. Lonnie Smith revient sur le label Blue Note avec un album qui met en évidence l'irrésistible pouvoir de séduction de l'orgue soul », s'enthousiasmait The Wall Street Journal dans une critique publiée à la sortie d' « Evolution ». « Cet album, poursuivait le quotidien, montre à merveille que le mariage entre cet instrument et ce style musical conserve toute sa pertinence ».

Docteur ès-groove et showman aguerri, Lonnie Smith voulait absolument enregistrer "All In My Mind" en concert. « C'est tellement difficile de retranscrire ce que vous ressentez sur le moment lorsque vous enregistrez en studio. M'écouter en concert, c'est me surprendre en train de jouer dans l'instant. J'aime cette idée. »
« Mon groupe est une comme une confrérie, une famille dont les membres sont dévoués les uns aux autres », dit Lonnie Smith du trio qu'il forme avec le guitariste Jonathan Kreisberg et le batteur Johnathan Blake. « Mes musiciens savent ce que j'essaie de faire et ils développent ma pensée. Je suis tout le temps dans l'instant quand je joue. Ils savent s'adapter et être là pour moi. »

« All in My Mind » s'ouvre sur une réinterprétation puissante de « Juju », une composition de Wayne Shorter qui donna son nom à l'album sorti par le saxophoniste chez Blue Note en 1965. Lonnie Smith s'empare également de l'inoubliable « 50 Ways to Leave Your Lover », transformant le morceau de Paul Simon en une réjouissante escapade d'une dizaine de minutes à laquelle se joint un second batteur, Joe Dyson. L'organiste revisite par ailleurs l'une de ses propres compositions, l'éponyme « All in My Mind », à laquelle Alicia Olatuja prête sa voix exceptionnelle.

« C'est la vie qui passe dans votre jeu et c'est votre histoire que vous racontez. Je sais qui je suis et c'est déjà beaucoup », déclare Lonnie Smith. Evoquant son retour chez Blue Note, l'organiste ne tarit pas d'éloge à l'égard de Don Was, producteur de ce nouvel album comme du précédent. « J'ai travaillé avec des producteurs qui ne comprennent pas les musiciens avec lesquelles ils collaborent. Don, lui, veut que je sois moi-même. Il comprend et respecte la créativité. Il me fait penser à Frank Wolff qui possédait cette même qualité. »

= Ils en parlent =
Dr. Lonnie Smith, l'homme au turban né en 1942, à ne pas confondre avec Lonnie Liston Smith Jr, autre claviériste de la même génération, est l'un des plus swinguants représentants de ces stylistes de l'orgue Hammond B3, dont le chef de file fut sans conteste le grand Jimmy Smith. On retrouve avec plaisir ce docteur (qui ne l'est que pour l'euphonie) dans un album Blue Note où le célèbre label retrouve ses couleurs funky de la grande époque. Les morceaux, heureusement contrastés, sont taillés comme des costards pour creuser le groove et permettre aux solistes de lancer leurs fusées : le premier d'entre eux est évidemment le chef, qui a de l'orgue une conception avant tout rythmique. Il jette de la main droite des riffs coupants comme des couteaux affûtés, enfonce de la main gauche des accords confortables comme des fauteuils. A ce jazz-là, sensuel, dansant, un rien canaille, on se laisse aller avec une euphorie qu'on avait un peu oubliée. (Michel Contat, Télérama)

Voilà un beau cadeau pour tous les amateurs de soul-jazz des années 60 et 70. Toujours affublé de sa longue barbe grise et de son turban sur la tête (signes distinctifs des Sikh), Lonnie Smith revient sur Blue Note, le label qui lui a permis de se faire un nom à la fin des années 60. Il a commencé en tant qu'accompagnateur du saxophoniste Lou Donaldson sur des albums comme « Alligator Bogaloo » puis comme leader et créateur de véritables classiques du soul-jazz tels que « Think ! » et « Turning Point ».

Surnommé le "Docteur" par les musiciens pour sa capacité à interpréter, ou arranger, toutes les musiques, l'organiste invite sur « Evolution » le pianiste Robert Glasper. Le saxophoniste Joe Lovano est aussi de la partie; lui qui a commencé sa carrière en jouant aux côtés de l'organiste sur l'album « Afrodesia », sorti en 1975. A 73 ans, Dr. Lonnie Smith n'a rien perdu de son groove!
Influencé par l'orgue d'église ou des jazzmen comme Jimmy Smith, Dr. Lonnie Smith a fait ses armes dans les clubs de Buffalo avant dêtre repéré par Lou Donaldson, Jack McDuff et George Benson. Il enregistre plusieurs albums avec ce dernier avant de publier son premier opus soul « Finger-Lickin' Good » sur Columbia. Lonnie Smith fait ses débuts chez Blue Note en 1967, sur le classique « Alligator Boogaloo » de Lou Donaldson avec qui il enregistre ensuite « Mr. Shing-A-Ling » et « Midnight Creeper ». Il signe un contrat sur le label et enregistre « "Think ! » en 1968, suivi de quatre autres albums en deux ans (« Turning Point », « Move Your Hand », « Drives » et « Live at Club Mozambique »).

Dr. Lonnie Smith enregistra par la suite sur un grand nombre de labels, le dernier en date étant Pilgrimage (« The Healer »), dont il est lui-même le fondateur. Un pianiste et organiste exceptionnel avec plus de 30 albums en tant que leader et 40 en sideman. Son éclectisme musical l'a amené à reprendre la musique d'artistes aussi différents que John Coltrane, Jimi Hendrix et Beck. En 2014, Dr. Lonnie Smith a participé aux célébrations du 75ème anniversaire de la création de Blue Note en se produisant avec Lou Donaldson lors du concert « Blue Note at 75 » donné au Kennedy Center de Washington. (FIP)
== Line up ==
Dr Lonnie Smith (Orgue Hammond), Jonathan Kreisberg (Guitare), Xavier Breaker (Batterie)

► http://drlonniesmith.com
► https://fr.wikipedia.org/wiki/Dr._Lonnie_Smith